Un gouvernement mondial – Autre anecdote de ma vie

« Il sera long à lire, mais peut-être y a t’il de bonnes idées pour un monde plus juste…

Ton ton-ton Michel… »

Un livre sur le sujet d’un gouvernement mondial? Charmant, ton-ton! De nouveau un livre philosophique demandant à l’humanité de se réunir pour la paix dans le monde? How exciting… Ceci dit l’idée est sans doute noble, mais « irréaliste », n’est-ce pas ???!!! Ça n’a pas raté: Le livre fut trimbalé plusieurs mois dans les transports publics de la ville, entre bureau et bar, lit et club, plage et marché, pour prendre de la place dans mon sac, sans être lu. Mais, le moment idéal (ou plutôt d’ennui) s’est présenté : J’ai commencé a lire l’œuvre « Demain, qui gouvernera le monde? » de Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand et actuel président de PlaNet Finance.

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Après l’avoir lu je peux dire que je le veux: le gouvernement mondial. J’avoue, en s’imaginant un gouvernement mondial on ne peux pas empêcher de l’associer avec une concentration de pouvoir et le nivellement des cultures. Donc, pas nécessairement ce qu’on espère pour le monde de demain. Mais, peut-être manque-t-il vraiment une certaine mondialisation de l’État de droit qui accompagnerait la mondialisation de l’économie existant depuis plus de 2000 ans. On peut certainement en discuter si le concept d’État de droit n’est pas de nouveau un concept de l’ « Occident » et s’il ne renforce pas l’eurocentrisme du monde actuel. Mais la représentation du peuple par un gouvernement – plus ou moins légitimé bien sûr – est devenu standard; ou tout au moins l’État de droit est devenu un paramètre dans l’ordre mondial et donc, je le considère comme une dimension légitime pour contre-battre des crises. Et il y en a des crises mondiales ou régionales qui dépassent les frontières des pays individuels: la destruction de la nature, la pénurie de matières premières, des guerres, des famines et la spécialité des Européens: un désordre financier! Bon, ne parlons pas de malheur car il y en a toujours eu des crises et il y en aura toujours. Mais leurs ampleurs ne cessent de croître et pourquoi ne pas agir si nous en sommes conscients!

 Il y en a toujours eu des empires qui se réclamaient d’être universel – soit pour des raisons religieuses, militaires ou commerciales. Si auprès de vous, chers lecteurs, quelqu’un trouve un exemple d’empire universel, dites-le moi. Moi je n’en trouve aucun! Dans le même temps, Attali fait une liste d’objets internationaux (in-) formels, résultant en leur majorité des crises, qui représentent des réussites de gouvernance mondial, même si non-universel. Soit des instances mondiales multilatérales formelles (Tribunal pénale international) ou informelles (G20), des traités internationales sans instance de gouvernement (Protocole de Montréal), des instances privées (Croix Rouge) ou encore des règles de droit mondial (l’OMC).

Ce cafouillage me convient que le temps est venu pour un gouvernement mondial. Bien entendu, ni sous forme d’état, ni remplaçant les gouvernements d’état. Mais une institutions organisée plus juste que les Nations-Unies et qui veille sur des droits spécifiques sans toucher les identités culturelles. Selon le principe de subsidiarité, il s’occuperait que de sujets choisis en s’appuyant sur des relais continentaux (et d’états) pour ne pas avoir à gérer de loin des problèmes spécifiques. Jacques et moi, on s’imagine un parlement tricaméral:

  1. Une assemblée mondiale qui représente les intérêts des citoyens,

  2. un sénat des nations qui représente les intérêts des nations et

  3. une chambre de patiences traitant les demandes des générations futurs.1

Consciemment je ne parle pas d’universalité car cela impliquerait l’aspect d’intégralité – difficile à atteindre en cas d’un projet aussi grand. Mais, certainement il s’agit là d’une idée plus concrète que beaucoup d’œuvres philosophique bien que celles-ci peuvent être précieuse. De même, un « État mondial cosmopolite », comme dirait Ulrich Beck, permettrait aux hommes de se sentir reliés par une double loyauté au monde et à la nation de façon que le désir de l’homme à s’identifier avec un groupe resterait accompli. Malheureusement, je crains que ce projet se réalisera qu’après un désastre systémique précédent. D’autant plus que dans le passé les grands projets se faisaient souvent en conséquence de crises ou de menaces – voir l’UE. Et en effet, dans le contexte de la redistribution de pouvoir mondial actuels, ni les « anciennes » puissances, ni les « nouvelles » paraient prêtent à avancer un tel projet. Et pourtant, ce sont avant tout les états européens pour lesquels un tel gouvernement mondial représente la meilleur chance pour sauvegarder leur dire dans le futur: construire un gouvernement mondial aujourd’hui qui distribue le pouvoir d’une manière plus juste pour les autres, mais qui permet de ne pas se noyer dans l’ordre mondial de demain. Il vaut mieux céder un peu de pouvoir, volontairement, maintenant que de le perde demain, non ?

Bon, ce n’était juste qu’une petite idée. Désolé, c’est mon arrêt de métro et je dois descendre. Mais qui sait, peut-être c’est comme disait mon arrière ton-ton Victor dans „L’Avenir“ en 1867: „L’Humanité, nation définitive, est dès à présent entrevue par les penseurs, ces contemplateurs des pénombres.“ ?!

1Mes affectueuses salutations au World Future Council!

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